vendredi 29 juin 2007

Guerre du clic video avec les anglais


Même si la méthodologie utilisée a besoin d'être auditée, voilà que l'on nous explique que même sur la visualisation de vidéos sur le Web, nous sommes derrière les Anglais. Ils seraient selon cette étude, 80% à visualiser des vidéos alors que nous ne sommes que 79%.
Aux souris citoyens, nous n'allons pas nous laisser devancer sur un domaine aussi inutile.

Pour vous aider, voici quelques vidéos ou sites que j'ai appréciés.
Bébé sur volant, Moto toujours incroyable, Humour le comité de la claque, Lost : Sawyer et son expression favorite

A propos, pour transférer ces vidéos à travers Internet jusqu’à votre PC, il faut que les fils électriques et fibres optiques soient de plus en plus gros. Depuis peu, ce sont ces vidéos qui encombrent Internet ; elles ont détrôné le partage de fichiers (P2P).

Ressources :
Comscore : 79% des Internautes français visualisent des vidéos et ceux-ci passent 13% de leur temps en ligne à cette activité.
Clickz : En attente d'audit de ComScore et NetRating
Alexa : Classement des sites les plus visités
The YouTube effect: HTTP traffic now eclipses P2P

vendredi 22 juin 2007

Arrêtons l'arrêt d'Arrêt sur images


J’avoue ne plus regarder que quelques émissions télévisuelles, principalement parce que depuis quelques années, je diversifie les types d’écrans qui me font face. Comme pour beaucoup d’entre nous, l’interactivité d’Internet me convient de plus en plus et je ne fais pas partie des personnes qui considèrent que la télévision doit être élitiste. Par contre la diversité, me semble primordiale et l’arrêt de l’émission « Arrêt sur images » me révolte au plus haut point.
Si vous désirez que cette émission perdure, n’hésitez pas à signer la pétition ici : arret-sur-images.heraut.eu

Mise à jour : l'émission a été supprimée, mais est désormais disponible sur le web à www.arretsurimages.net

mercredi 6 juin 2007

Des profits colossaux réalisés grâce à nos erreurs de frappe

On a peut être trop tendance, en pensant aux business pouvant être créés sur Internet, à imaginer des solutions techniques, innovantes voir dédiées au grand public. L'histoire de Kevin Ham montre que l'on n'a pas besoin d'être un business man reconnu ou un expert en informatique, pour faire des profits colossaux à travers la toile.
Lorsque vous naviguez sur Internet, vous disposez comme il l'est expliqué ici, d'une adresse IP. Si Internet ne servait qu'aux ordinateurs, alors les sites Web seraient joignables uniquement par cette adresse numérique respectant le format suivant : 10.10.192.100. Mais ce réseau étant aussi utilisé par des être humains, il fut nécessaire de trouver un mécanisme adapté à leur mode de réflexion et leur savoir. La solution retenue consiste à lier un ensemble de lettres à une adresse numérique. Par exemple vous pourriez lier ce mot et cette adresse : totoaimemangerdespatesalatomate.com <-> 10.10.192.1
Ce mot, qui s’inscrit dans la barre d'adresse de votre navigateur, est un "nom de domaine" que vous pouvez acheter sur le Web pour un prix débutant à environ 5 euros vers des montants en pleine explosion.
Comme, il y un nombre limité de lettres et que la taille maximale de ces mots est de 63 lettres, il est évident que le prix de ceux-ci ne peut qu'augmenter. La conséquence naturelle, contemporaine, est bien-entendu, que l'activité principale de certaines personnes, consiste à spéculer sur l’utilisation de ceux-ci.
Kevin Ham est à ce jour, un des domainers les plus richissimes et doit principalement son succès au principe des noms de domaine qui peuvent être réservés pour un essai de cinq jours sans rien débourser. Ainsi en automatisant la détection des abonnements de noms de domaines non renouvelés, mesurant leur fréquentation, les domainers achètent ceux qui sont les plus lucratifs.
L'astuce principale se trouve dans le fait que nous saisissons souvent un nom de domaine dans notre navigateur avec des erreurs de frappe. Les domainers achètent donc des noms proches des noms de domaines connus et y insèrent des pages de publicité qui pourraient nous intéresser. Ainsi, sur les millions de personnes qui entrent un nom de domaine erroné et visualisent les pages de publicité, le revenu apporté par la minorité qui cliquera sur un lien est considérable. Par exemple si vous pouvez vous procurer le nom de domaine "gougle.com" et mettez sur celui-ci des pages de publicités, vous risquez de faire de belles recettes.
L’astucieux Kevin, vient de prendre un pas d’avance sur ses concurrents en réalisant un partenariat avec le Cameroum, afin de profiter des erreurs de frappe que vous pourriez faire sur la fin des domaines commerciaux qui ont l’extension ".com". Le Cameroun possédant l’extension ".cm" si vous oubliez le "o" et voyez une page de publicité apparaitre, alors vous savez pourquoi.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire le très bon article de Paul Sloan.

Ressources :
CNN, Paul Sloan : The man who owns the Internet
Domain magazine : Cybersquatters Exploit Web-Name Trial-Period Loophole
Wikipedia : Understanding the parts of a domain name
Wikipedia : Domaining, domainers
Le dico du Net : Pay per clic

vendredi 1 juin 2007

Ces pays interdisant Internet, filtrant les contenus ou divulguant nos données personnelles

Un billet sur les réseaux permettant à des personnes situées dans des régions ou Internet est filtré de naviguer anonymement, a déjà été présenté. Vous pouvez contribuer à cette cause, tout en comprenant que des malfaisants peuvent abuser de votre engagement.
En regardant la carte mise à jour par le projet Opennet, vous pourrez visualiser, les pays qui filtrent les contenus dans les catégories : politique, social, conflictuel et Internet (Menu en haut à gauche).
On aurait pu croire au hasard, mais en comparant ces cartes de filtrage d'Internet et celles présentées dans le rapport annuel de reporters sans frontière sur la liberté de la presse, on y trouve une cohérence.

Vous pouvez aussi comparer ces données avec le rapport de Privacy International sur la protection des données à caractère personnel et vous faire votre propre opinion.

Ressources :
Opennet : La surveillance et la censure d'Internet est un phénomène grandissant
Reporters sans frontières : Rapport annuel 2007
Privacy International : Leading surveillance societies in the EU and the World